dimanche 30 janvier 2011

Savoir s'exprimer

Dans toute mon évolution personnelle, l'une des choses importantes que je suis en train d'apprendre est d'identifier ce que je ressens (plus clairement) et affirmer ce que je ressens, quand je le ressens, et trouver ce qui a provoqué cela. Lorsque je communique à quelqu'un cela, et que cette personne a provoqué (volontairement ou non) une émotion désagréable dans le passé, il est important de l'affirmer sans invoquer les références antérieures, mais bien seulement pour l'événement qui vient juste de se terminer. En ce qui concerne le négatif, il n'est pas question d'essayer de convaincre l'autre d'arrêter de provoquer chez moi ce sentiment désagréable. Il faut seulement affirmer que cela provoque chez moi un sentiment désagréable. Le reste appartient à l'autre. Il faut trouver le juste équilibre, c'est une question d'expérience.

Quand l'autre n'arrête pas, soit parce qu'il s'en fou, ou parce qu'il n'est pas capable de s'en empêcher, alors il faut envisager de ne plus fréquenter cette personne. C'est assez simple, au fond.

lundi 24 janvier 2011

Peur : source de souffrance

Aujourd'hui, j'ai eu une drôle de discussion avec un bon ami. Sans rentrer dans les détails, je n'étais pas d'accord avec lui. Au début, je croyais qu'il faisait une erreur de logique. Puis, j'ai crû qu'il devait lui manquer des connaissances pour ne pas être d'accord avec moi. Finalement, j'ai réalisé que les fondements de notre désaccord reposaient sur des croyances différentes, de part et d'autre. Oui, j'avais l'impression que mes connaissances en cette matière étaient mieux fondées, mais à la fin, j'étais obligé d'admettre que ce que je prenais pour vrai, ma réalité, était elle aussi fondée sur des croyances et non sur des faits. Je me demande si cela s'applique à toute ma réalité.

Le plus étonnant dans tout cela est ma réaction. J'ai réagi exactement comme si j'étais le pratiquant d'une religion qui rencontre un vulgaire païen, quelqu'un d'une autre religion, étrange et qui doit être converti. Je le jugeais, avec condescendance. C'est curieux... Réaction probablement très très humaine. Immature selon mon jugement, mais oui, humaine. Ce n'est pas d'hier que l'humain perçoit des croyances différentes aux siennes par de la méfiance. Mais qu'est-ce que j'ai expérimenté exactement? Cela me fascine. Pourquoi ai-je réagi par la peur? Parce que c'est bien cela que j'ai ressenti. Est-ce par peur de l'inconnu? Est-ce pour nourrir pauvrement mon égo, simplement pour combler le désir d'avoir raison? J'opterais plus pour la première option. La différence fait peur. Les vrais moutons noirs, les véritables marginaux, sont méprisés, rejetés et incompris. Je ne serais aucunement étonné que des peuples aux cultures significativement différentes se vouent mutuellement des sentiments similaires à ceux que je viens d'énoncer. La peur est source de souffrance. Ça y est, me voilà Jedi.


mercredi 19 janvier 2011

Bouger

Parfois, il m'arrive d'être de mauvaise humeur et de ne pas comprendre pourquoi. Il n'est pas toujours évident de comprendre ce qui provoque mes émotions, que ce soit la colère ou la joie. Une chose qui serait particulièrement agréable serait de savoir comment passer d'un état désagréable à un état désirable. Hier, j'ai essayé de bouger. J'aurais pu aller faire n'importe quel sport. Dans ce cas-ci, j'ai pris un lecteur mp3 et je me suis mis à danser la salsa dans la cuisine pendant environ 15 minutes et ça m'a fait beaucoup de bien. Je me sentais déjà plus détendu après. C'est une solution qui fonctionne pour moi.

jeudi 13 janvier 2011

Les émotions

Ça fait quelques post que j'écris sur mon autre blogue Par la barbe du Prophète. Je constate que sur cet autre blogue, je ne parle pas de moi, de ce que je vis ou de mes émotions : je donne seulement mon opinion. J'aime jouer avec les idées, je suis très à l'aise avec ça. En fait, j'ai récemment découvert que derrière chaque post d'idée ou d'opinion, il y a une émotion que je veux transmettre. Mon nouvel objectif consistera dorénavant à nommer les émotions qui sont sous jacentes à ce bruit qui cache les émotions. Oui, je suis un humain, donc forcément, je dois toujours vivre des émotions. Il me faut maintenant les reconnaître.

jeudi 16 septembre 2010

Lâcher prise

Hier j'ai réalisé une chose importante sur moi-même : je suis perpétuellement en guerre. Pour moi, dans ma tête, la vie est dure, ça s'engueule, il manque toujours quelque chose, les idées de projets sont nombreuses et le temps toujours limité. Je ne crois plus que la vie doit être ainsi. J'ai compris que tout cela pourrait être différent si seulement j'acceptais de lâcher prise sur certaines croyances qui, je dois constater, me ruinent l'existence. Quelques croyances qu'il me faut laisser tomber :

-Je ne suis pas encore ce que j'aurais dû devenir
-Je ne suis pas qui je dois être, si je m'étais forcé j'aurais pu être bien mieux
-Avoir des rêves impossibles
-A quoi bon commencer à faire quelque chose si c'est impossible